Litige syndic
Le syndic de copropriété : ce qu'il doit faire et comment le changer
Mis à jour le 20 juillet 2026
Chaque immeuble en copropriété doit avoir un syndic : c'est l'organe qui gère l'immeuble, tient ses finances et applique les décisions de l'assemblée générale. Le syndic peut être un professionnel ou l'un des copropriétaires. Ce guide explique ce que le syndic est tenu de faire, quels documents il doit vous donner et ce que vous pouvez faire s'il ne remplit pas ses obligations.
Vous êtes concerné si
- Vous êtes copropriétaire (copropriétaire) d'un appartement ou d'un local dans un immeuble en copropriété.
- Vous ne recevez pas du syndic les documents qu'il doit vous fournir : comptes, procès-verbaux d'assemblée, contrats.
- Vous pensez que le syndic gère mal les finances de l'immeuble : appels de fonds, recouvrement des impayés, dépenses sans décision de l'assemblée.
- Vous voulez comprendre quand et comment se termine le mandat du syndic et comment en désigner un autre.
- Aucun syndic n'a été désigné dans votre immeuble, par exemple parce que l'assemblée générale n'a pas réuni la majorité requise.
- Vous envisagez de devenir vous-même syndic non professionnel de votre immeuble (bénévole ou coopératif).
- Vous estimez que les agissements du syndic vous ont causé un préjudice personnel, ou en ont causé un à l'ensemble des copropriétaires.
Qui est le syndic et quelles formes il peut prendre
Le syndic est le représentant légal du syndicat des copropriétaires. Il agit au nom et pour le compte de l'ensemble des copropriétaires, dans les limites des missions listées dans son contrat : il exécute les décisions de l'assemblée générale (assemblée générale) et applique le règlement de l'immeuble (règlement de copropriété).
Le syndic professionnel est une personne physique ou morale qui exerce cette activité et qui est rémunérée pour cela. D'après la source, il doit obligatoirement remplir en même temps trois conditions.
- Être titulaire d'une carte professionnelle (carte professionnelle) portant la mention « syndic de copropriété », délivrée par la chambre de commerce et d'industrie (CCI).
- Justifier d'une garantie financière (garantie financière) : elle sert à garantir le remboursement des fonds de l'immeuble en cas de faillite du syndic ou de détournement de fonds.
- Justifier d'une assurance responsabilité civile professionnelle (assurance responsabilité civile professionnelle), pour couvrir les dommages causés au syndicat des copropriétaires ou à un copropriétaire.
Le syndic non professionnel est une personne physique, obligatoirement copropriétaire du même immeuble, qui n'en fait pas son métier et n'a donc pas besoin d'une carte professionnelle. La source distingue deux types : le syndic bénévole et le syndic coopératif (voir le dernier chapitre).
Ce que le syndic doit faire de l'argent de l'immeuble
La gestion comptable et financière de l'immeuble est un bloc de missions à part. C'est souvent là que naissent les reproches des copropriétaires.
- Établir le budget prévisionnel (budget prévisionnel) — le syndic professionnel le fait en concertation avec le conseil syndical — et le faire voter chaque année par l'assemblée générale.
- Tenir la comptabilité séparée du syndicat : enregistrer toutes les dépenses (assurance, ménage, gardien, eau, ascenseur) et les recettes dans un document appelé grand livre, établir les comptes annuels et les faire voter.
- Déterminer le montant des charges (charges) de chaque copropriétaire, envoyer les appels de fonds correspondants et s'occuper du recouvrement des charges impayées.
- Ouvrir un compte bancaire séparé au nom du syndicat des copropriétaires dans les 3 mois de sa désignation. Sur les relevés, le titulaire du compte doit être le syndicat des copropriétaires, et non le syndic.
- Ouvrir un compte séparé pour le fonds travaux obligatoire (fonds travaux) et, en cas d'emprunt bancaire collectif, un compte séparé pour cet emprunt.
Toutes les sommes reçues au nom et pour le compte du syndicat des copropriétaires doivent être versées sur ce compte.
Ce que le syndic doit faire pour l'immeuble
- Immatriculer l'immeuble au registre national des copropriétés et établir puis mettre à jour la fiche synthétique, une courte fiche d'identité de l'immeuble.
- Établir et tenir à jour la liste de tous les copropriétaires avec l'indication de leurs lots, leur état civil, leur domicile et leur adresse électronique.
- Faire appliquer le règlement de copropriété et les décisions de l'assemblée générale.
- Organiser chaque année l'assemblée générale : la préparer, la convoquer, y être présent, rédiger le procès-verbal (procès-verbal) et l'envoyer à tous les copropriétaires.
- Gérer l'immeuble au quotidien : entretenir les parties communes (ménage, petites réparations, entretien de l'ascenseur), veiller à la sécurité des occupants (par exemple le respect des normes incendie) et, en cas d'urgence, faire réaliser les travaux nécessaires.
- Inscrire à l'ordre du jour de l'assemblée tous les travaux qu'il juge utiles ou nécessaires à la préservation de l'immeuble (réfection de la toiture, ravalement, rénovation énergétique).
- Souscrire l'assurance de l'immeuble (assurance multirisques immeuble), déclarer les sinistres touchant les parties communes et assurer la responsabilité civile du syndicat des copropriétaires.
- Établir et tenir à jour le carnet d'entretien de l'immeuble (carnet d'entretien).
- Représenter le syndicat des copropriétaires dans les actes de la vie civile, lors de l'acquisition ou de la cession de parties communes et en justice.
- Informer les copropriétaires et les occupants lorsque l'immeuble fait l'objet d'une procédure de police de la sécurité et de la salubrité des immeubles.
- Gérer les archives du syndicat et les salariés de l'immeuble (par exemple le gardien) : les embaucher, les licencier, fixer leurs conditions de travail.
Le syndic professionnel doit en plus obtenir l'autorisation de l'assemblée générale pour signer un contrat avec une entreprise ou un prestataire qui lui est lié.
Quels documents le syndic doit vous montrer
Le syndic doit proposer un accès en ligne sécurisé aux documents de gestion de l'immeuble. On y entre avec un code personnel, et les documents doivent pouvoir être téléchargés et imprimés. L'étendue de l'accès varie selon qu'il s'agit des membres du conseil syndical, de l'ensemble des copropriétaires ou de votre propre lot.
- Aux membres du conseil syndical, d'après la source, doit être accessible au minimum : la liste de tous les copropriétaires.
- Les balances générales des comptes du syndicat des copropriétaires et le relevé général des charges et produits de l'exercice clos.
- Les relevés périodiques des comptes bancaires séparés ouverts au nom du syndicat des copropriétaires.
- Les assignations en justice délivrées au nom du syndicat pour les procédures en cours et les décisions de justice dont les délais de recours ne sont pas encore expirés.
- La carte professionnelle du syndic, l'attestation d'assurance responsabilité civile professionnelle et l'attestation de garantie financière en cours de validité.
À l'ensemble des copropriétaires, d'après la source, doit être accessible au minimum l'ensemble de documents suivant.
- Le règlement de copropriété, l'état descriptif de division et les actes publiés qui les modifient.
- La dernière fiche synthétique de l'immeuble et le carnet d'entretien.
- Les diagnostics techniques des parties communes en cours de validité.
- Les contrats d'assurance de l'immeuble conclus par le syndic au nom du syndicat, en cours de validité.
- L'ensemble des contrats et marchés en cours signés par le syndic au nom du syndicat, sauf les contrats de travail.
- Les contrats d'entretien et de maintenance des équipements communs en cours.
- Les procès-verbaux des 3 dernières assemblées générales annuelles ayant examiné les comptes et les devis de travaux qui y ont été approuvés.
- Le contrat du syndic en cours.
Pour votre propre lot, le syndic doit mettre à disposition votre compte individuel de copropriétaire (après approbation des comptes annuels par l'assemblée), le montant des charges courantes et hors budget des 2 derniers exercices clos, la part du fonds de travaux rattachée à votre lot et les appels de fonds des 3 dernières années.
Si le syndic ne transmet pas la fiche synthétique au copropriétaire qui la demande dans un délai de plus d'un mois, 15 € par jour de retard sont retenus sur sa rémunération forfaitaire annuelle. La même règle s'applique aux documents demandés par le conseil syndical. La retenue est faite lors de l'arrêté des comptes soumis à l'assemblée générale.
Le contrat du syndic et la durée de son mandat
Le mandat du syndic prend la forme d'un contrat-type obligatoire, dont le contenu est réglementé par la loi. Le modèle est publié sur Legifrance. Le contrat fixe la durée du mandat avec des dates de début et de fin, les conditions de la rémunération, le détail des prestations et les conditions d'exécution de la mission.
Le contrat peut aussi prévoir d'autres prestations qui ne relèvent pas des missions de base du syndic. Ces prestations doivent être demandées et autorisées à l'avance par l'assemblée générale, par un vote à la majorité absolue.
La durée du mandat est de 3 ans maximum. Exception : si le syndic, ou une personne avec laquelle il vit en couple ou est lié (par exemple un employé), a participé à la construction de l'immeuble comme promoteur ou architecte, la durée est de 1 an maximum. Le mandat est renouvelable, mais chaque renouvellement doit être voté en assemblée générale à la majorité absolue.
En cas de non-respect du contrat-type, le syndic peut être condamné à une amende administrative : jusqu'à 3 000 € pour une personne physique et jusqu'à 15 000 € pour une personne morale.
Comment on désigne un syndic et comment on le change
Dans un immeuble déjà existant, le syndic est désigné en assemblée générale par un vote à la majorité absolue, appelée majorité de l'article 25. La procédure se déroule en plusieurs étapes.
- Avant l'assemblée, le conseil syndical réalise une mise en concurrence : il demande à plusieurs syndics un projet de contrat et une fiche d'information sur le prix et les prestations. Cela vaut aussi bien pour la désignation d'un nouveau syndic que pour le renouvellement du contrat en cours.
- Les projets de contrat sont envoyés aux copropriétaires en même temps que l'ordre du jour et sont annexés à la convocation à l'assemblée générale.
- En assemblée, les projets de contrat sont examinés l'un après l'autre et les copropriétaires votent successivement sur chaque candidature. Dès qu'un projet obtient la majorité absolue, il n'est plus nécessaire d'examiner les autres.
- La même décision de l'assemblée générale désigne le syndic et approuve son contrat de mandat.
La mise en concurrence n'est pas obligatoire si l'immeuble n'a pas de conseil syndical ou si les copropriétaires s'y sont opposés l'année précédente à la majorité absolue. Par ailleurs, tout copropriétaire peut demander au syndic d'inscrire à l'ordre du jour l'examen d'un ou plusieurs projets de contrat de syndic qu'il lui communique à cette fin.
Si aucun candidat n'obtient la majorité absolue de l'article 25, mais qu'au moins l'un d'eux recueille au moins le tiers des voix de tous les copropriétaires, un second vote immédiat est possible, cette fois à la majorité de l'article 24.
Si l'assemblée désigne un syndic dont le contrat n'était pas annexé à la convocation, cette décision peut être remise en cause par un copropriétaire absent ou opposant.
Pour ne pas renouveler le contrat, l'immeuble inscrit à l'ordre du jour d'une assemblée tenue dans les 3 mois précédant la fin du contrat la désignation d'un nouveau syndic et la fixation d'une date de fin anticipée du contrat en cours. Si l'initiative vient du syndic lui-même, il informe le conseil syndical de son intention de ne pas conclure un nouveau contrat au plus tard 3 mois avant cette assemblée. Les dates de fin de l'ancien contrat et de début du nouveau interviennent au plus tôt 1 jour franc après l'assemblée.
Dans un immeuble nouvellement créé, la désignation d'un syndic provisoire est obligatoire : elle est en général faite par le promoteur et mentionnée dans le règlement de copropriété, pour une durée d'un an maximum. Ensuite le contrat prend fin automatiquement ; le syndic provisoire doit donc convoquer la première assemblée générale durant cette année, pour y voter soit le maintien du syndic provisoire (après mise en concurrence), soit la désignation d'un nouveau syndic.
Si aucun syndic n'a été désigné
Il arrive que l'assemblée convoquée pour cela ne désigne aucun syndic, par exemple parce que le mandat n'a pas été renouvelé ou que la majorité requise n'a pas été atteinte. Dans ce cas, le syndic est désigné par le président du tribunal judiciaire (tribunal judiciaire) du lieu où se trouve l'immeuble.
D'après la source, peuvent présenter cette demande un ou plusieurs copropriétaires, le maire de la commune ou le président de l'établissement public de coopération intercommunale compétent en matière d'habitat du lieu de situation de l'immeuble.
Pour cette démarche, il est obligatoire de se faire accompagner par un avocat.
Quand le syndic engage sa responsabilité
La responsabilité du syndic peut être engagée s'il a commis une faute, civile ou pénale, dans l'exercice de ses fonctions, et que cette faute est à l'origine d'un dommage.
Envers le syndicat des copropriétaires, la responsabilité du syndic est contractuelle : pour l'engager, le syndicat doit prouver que le syndic a rempli ses missions de façon incorrecte ou incomplète et que cette faute est bien à l'origine d'un dommage financier ou matériel. La source donne des exemples de situations où la responsabilité du syndic a pu être retenue.
- Ne pas exécuter les décisions de l'assemblée générale, par exemple ne pas agir en justice contre un notaire ou un copropriétaire.
- Commander des travaux non urgents sans autorisation de l'assemblée, ou commander des travaux supplémentaires non autorisés.
- Régler de façon erronée ou abusive les factures de prestataires et de fournisseurs.
- Faire des appels de fonds insuffisants pour couvrir les dépenses courantes de l'immeuble ou les réparations nécessaires.
- Ne pas réaliser les travaux de réfection utiles.
- Ne pas informer de la nécessité de souscrire une assurance dommages-ouvrage pour des travaux de ravalement.
Un copropriétaire seul peut lui aussi engager la responsabilité du syndic s'il prouve que celui-ci a rempli ses missions de façon incorrecte ou incomplète, ou commis une faute étrangère à ses fonctions, et que cela lui a causé un préjudice personnel, financier, matériel ou moral. Le syndic répond en outre envers les tiers : salariés du syndicat, locataires, fournisseurs, prestataires, voisins.
La responsabilité pénale est possible si la faute du syndic constitue une infraction pénale. La source distingue trois catégories : les infractions volontaires dans la gestion financière (abus de confiance, escroquerie, détournement de fonds), les infractions involontaires (par exemple des blessures dues à un défaut d'entretien ou de surveillance) et les infractions à une législation spéciale : règles d'urbanisme, d'hygiène, de sécurité, sanitaires ou droit du travail.
Comment agir si le syndic a commis une faute
- Identifiez le manquement précis du syndic à ses fonctions et assurez-vous que c'est bien lui qui est à l'origine du dommage : le préjudice doit être une conséquence de la faute que vous lui reprochez.
- Évaluez le montant du dommage, par exemple à l'aide de devis ou de factures.
- Envoyez au syndic une lettre de mise en demeure (mise en demeure) par lettre recommandée avec accusé de réception. Elle détaille les faits, les manquements et le dommage subi, et demande une compensation financière et/ou la rectification des agissements critiqués dans un délai raisonnable.
- Si c'est le syndicat des copropriétaires qui agit, une décision de l'assemblée générale est nécessaire. Contre un ancien syndic, le syndic en exercice doit être autorisé par une décision prise à la majorité de l'article 24, précisant l'objet, les personnes visées et la nature de l'action.
- Si l'action vise le syndic en exercice, le président du conseil syndical convoque une assemblée générale pour obtenir une délégation expresse d'agir contre le syndic défaillant.
- Si le syndic ne réagit pas ou persiste dans ses fautes, vous pouvez saisir le tribunal judiciaire du domicile du défendeur, c'est-à-dire du siège du syndic. Si le syndic a commis des infractions pénales, il est aussi possible de déposer une plainte.
Pour la représentation en justice, la source distingue deux cas : si le montant du litige est inférieur ou égal à 10 000 €, l'accompagnement par un avocat est recommandé ; s'il est supérieur à 10 000 €, la représentation par un avocat est obligatoire. L'accompagnement par un avocat est aussi recommandé pour les actions en réparation du dommage et pour la demande de révocation du mandat du syndic.
Vous pouvez envoyer une copie de la mise en demeure à l'assureur responsabilité civile professionnelle du syndic. En principe, le nom de l'assureur et le numéro de contrat figurent dans le mandat signé avec le syndicat des copropriétaires.
Le syndic non professionnel : bénévole et coopératif
Le syndic bénévole est une personne physique, propriétaire d'un ou plusieurs lots dans l'immeuble. Il peut y habiter ou non. Le syndic coopératif est aussi une personne physique, mais il doit remplir en même temps deux conditions : être propriétaire d'un ou plusieurs lots et être président du conseil syndical.
D'après la source, les missions du syndic non professionnel sont pour l'essentiel les mêmes : budget, comptabilité, charges et appels de fonds, compte bancaire au nom du syndicat dans les 3 mois de la désignation, compte pour le fonds travaux, immatriculation de l'immeuble, fiche synthétique, assemblée annuelle avec procès-verbal, entretien de l'immeuble, assurances, carnet d'entretien, représentation du syndicat.
La candidature d'un syndic bénévole est inscrite à l'ordre du jour de l'assemblée générale et votée à la majorité absolue. Le passage à la forme coopérative est plus compliqué : on vérifie d'abord que le règlement de copropriété ne l'interdit pas (s'il l'interdit, il faut le modifier), puis on adopte le passage à la majorité absolue et on désigne obligatoirement, lors de la même assemblée, le conseil syndical. Le syndic coopératif est élu par les membres du conseil, parmi eux, et en est le président.
Pour le contrat : le syndic non professionnel non rémunéré n'a pas l'obligation de proposer un contrat conforme au contrat-type. Cela concerne celui qui ne perçoit aucune rémunération ou seulement le remboursement des frais nécessaires ; il peut choisir de se soumettre ou non aux exigences du contrat-type. Le syndic rémunéré, lui, doit se conformer au contrat-type : il y fixe la durée du mandat avec les dates, le détail des missions et les conditions de rémunération.
La durée du mandat du syndic non professionnel est de 3 ans maximum, et le renouvellement se vote en assemblée à la majorité absolue. La procédure de non-renouvellement est la même que pour le professionnel : assemblée dans les 3 mois précédant la fin du contrat, information du conseil syndical au plus tard 3 mois avant, nouvelles dates au plus tôt 1 jour franc après l'assemblée. Une fin de mandat anticipée doit être justifiée par des fautes suffisamment graves du syndic.
Si le syndic bénévole cesse d'être copropriétaire (par exemple parce qu'il a vendu son logement), son mandat ne prend pas fin immédiatement : il reste valable pendant 3 mois après cet événement. Durant ce délai, le syndic convoque une assemblée générale et y inscrit la désignation d'un nouveau syndic. Le syndic coopératif, lui, ne peut pas conserver ses fonctions après la fin de son mandat de membre du conseil syndical.
Termes français que vous rencontrerez
- syndicat des copropriétaires
- l'ensemble des copropriétaires de l'immeuble, personne morale au nom de laquelle agit le syndicÀ ne pas confondre avec le syndic : le syndicat, ce sont tous les copropriétaires réunis ; le syndic est celui qui les gère.
- conseil syndical
- organe élu de copropriétaires qui contrôle le syndic et travaille avec luiC'est le conseil qui réalise la mise en concurrence avant l'assemblée et qui a un accès élargi aux documents.
- assemblée générale des copropriétaires
- réunion des copropriétaires qui décide sur le syndic, le budget et les travaux
- majorité absolue (majorité de l'article 25)
- majorité absolue, requise pour désigner et renouveler le syndic
- majorité de l'article 24
- majorité des voix des présents, représentés et de ceux qui ont voté par correspondanceElle s'applique notamment pour autoriser une action en justice contre un ancien syndic.
- contrat-type de syndic
- contrat de syndic dont le contenu est réglementé ; le modèle est publié sur Legifrance
- appel de fonds
- demande de versement de fonds que le syndic adresse à chaque copropriétaire
- compte séparé
- compte bancaire distinct dont le titulaire doit être le syndicat des copropriétaires, et non le syndic
- fiche synthétique de la copropriété
- courte fiche d'identité de l'immeuble, que le syndic établit et met à jourEn cas de non-transmission au copropriétaire au-delà d'un mois, 15 € par jour de retard sont retenus sur la rémunération du syndic.
- carnet d'entretien
- carnet technique de l'immeuble retraçant l'historique de son entretien
- règlement de copropriété
- règlement de l'immeuble, document de base que le syndic est tenu d'appliquer
- mise en demeure
- lettre de mise en demeure officielle, envoyée par lettre recommandée avec accusé de réceptionÉtape obligatoire avant de saisir la justice contre le syndic.
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